Wednesday, January 13, 2010

Mon petit chez moi


Je passe récupérer les clés de ma chambre, suspense...
Voici donc ma résidence, North Court, vue de l'extérieur. Oui c'est pas dégueu.


C'est une résidence uniquement occupée par des filles. Les résidences et les "appartments" (sortes de petites maisons où vivent 3 à 5 étudiants) ne sont jamais mixtes il me semble. Je me rapproche...


Et je me rapproche encore. C'est un grand bâtiment de quatre étages avec plein d'escaliers, et une très jolie cour intérieure que vous pouvez entrevoir sous ces arcades.


Et voici ma chambre ! Je la partage avec une "roomate", qui s'appelle Emily Brown, elle est Pakistanaise. Nan je plaisante elle est bien du coin, de Caroline du Nord il me semble, un état un peu plus au sud. Pour l'instant elle n'est pas arrivée, comme tout le reste des étudiants. Le campus est immense et vide, ça fait tout drôle !
Voilà donc notre chambre, qui est très coquette. On est sous les toits et on a une vue magnifique.



Je dispose d'un lit, une commode un miroir, un bureau avec étagères et chaise, un petit pacard, une grande glace, un frigo, un micro-ondes et une lampe. Emily a une télé, que demande le peuple !



Bon je vous l'accorde pour l'instant mon côté donne beaucoup moins envie que le sien... Mais patience, je vais décorer.

Monday, January 11, 2010

University of Richmond me voilà

Bon alors évidemment première question du chauffeur : " Where are you from". Je tente un vague "I'm not from here". L'enflure insiste : "Where exactly are you from". Bon allez : "Europe". "But where in Europe exactly ?". "France". "I love France, where..." Nous y voici, la gentille dame de l'hôtel serait pas fière de moi : "Paris".
Mais en fait ce chauffeur était adorable, il parlait couramment français pour avoir étudié un ou deux ans à Toulouse, on a papoté papoté papoté en franglais. Une douce accommodation à la langue anglaise finalement.
Allé la route était belle mais j'arrête le suspense : me voici à l'Université de Richmoooooond !
Trop magnifique ! En plein coeur de la forêt, coupé du monde, j'ai jamais vu un endroit aussi beau. Sur la photo c'est un des nombreux bâtiments. Comme vous le voyez le style est très rustique, c'est des pierres rouges partout, et ils ont fait en sorte qu'on ne voit pas la différence entre les bâtiments qui ont été construits il y a un siècle et ceux qui se construisent ces dernières années.
Les premiers à m'accueillir ont été les écureuils, qui sautillaient à un mètre de moi. Par contre j'aurais du en prendre un photos, parce que maintenant que tous les étudiants sont revenus de leurs vacances, les écureuils sont plus difficiles à voir.
Il faisait froid mais très beau, un bon froid sec avec un soleil radieux, c'est comme ça depuis que je suis arrivée (1 semaine au jour où je vous écris).

OMG OMG OMG

J'ouvre les yeux et là je me dis... WHAAAaaaahhhhh ce lit est trop confortable. Mais surtout WWWWHHHHHAAAAAAAAHHHHHH JE SUIS AUX STATES LA VAAAACHE !!!
Petite vue en ouvrant les rideaux :

Bon OK c'est pas hyper vendeur comme vue mais jvous jure qu'en vrai, avec la perspective et tout, c'était cool ! Au fond, vous distinguerez "Waffle House", la maison de la gaufre. Bon ok toujours pas très vendeur. Mais quand même, sur la route y'avait plein de grosses voitures bien ricaines, et même des school bus tout jaunes, et ça c'est cool.
L'hotesse d'accueil de l'hotel a été super sympa, elle a décroché de son soap opéra mexicain dramatique pour me parler. Elle venait du Kenya, on aurait dit qu'elle venait d'Amérique latine pourtant, ce à quoi elle ma dit qu'en effet, les gens avaient tendance à s'adresser à elle de cette façon : "Ola ! Como esta ? Queriamos a... ect ect". Bref quand elle leur dit qu'elle comprend rien ça leur fait tout bizarre. Par contre elle m'a rendue légèrement parano. Elle m'a prévenue qu'à Richmond il y avait beaucoup de criminalité, qu'il fallait faire très attention, ne pas demander mon chemin à qui que ce soit, même à un magasin, ne pas dire que j'étais pas des usa, encore moins d'Europe, encore moins de France, encore moins de Paris, pour ne pas me faire arnaquer, ne rien dire du tout même, à personne, tiens jeune fille prends cette carte de Virginie elle peut t'être utile, voilà ton taxi, fait très attention à toi surtout. Elle a même presque agressé mon chauffeur de taxi pour qu'il lui dise combien de temps précisément, prendrait la course et par où il allait passer exactement, et clairement, pour combien j'en aurai.
Merci madame.

A moi Richmond !

On a donc pris l'avion de Washington à Richmond. C'était un avion minuscule, on devait être une vingtaine dedans, y compris le pilote et l'hôtesse de l'air. Décollage, un ptit coup de volant à droite, un autre gauche pour redresser (plus ou moins) l'avion, tout droit, atterrissage. En une heure, c'était plié. "Martine pilote d'avion" comme aurait dit Juliette.
Nous voici donc à Richmond ! On va pour prendre un taxi, on en laisse passer un car son conducteur a l'air bien louche avec sa moustache, et puis on se rend vite compte que c'est le style "chauffeur de taxi" assez à la mode dans le coin, donc je respire un grand coup, je donne ma valise au taliban et je monte dans sa voiture "Taxi Beauté". Me demandez pas pourquoi, ils ont un nom de salon d'esthétique français, c'est écrit dessus c'est tout. En rose en plus. Il me fait quand même payer 10$ alors que le compteur en valait 7. Je lui demande si c'est un tarif spécial étrangers, il me montre une petite étiquette collée à la fenêtre qui indique en effet que le coût minimum de la course est de 10$. Confuse, je lui dit que je disais ça comme ça, pour plaisanter. Il me répond avec son doux accent : "vi dont kid vise manai".
Bref je ne me suis pas retrouvée au coeur d'un traffic d'organes de touristes, non non, mais dans un hôtel très coquet, le Red Roof Inn de Sandston. Alors voici ma chambre, royale, avec un lit tellement grand qu'on aurait pu être quinze, malheureusement pour vous lecteurs ce ne sont pas mes genres de pratiques. Les images qui vont suivre ne sont donc pas susceptibles d'heurter la sensibilité des plus jeunes.



Et d'un douillet le lit ! J'ai franchement jamais dormi dans un truc aussi douillet, j'avais l'impression d'être dans un chamallow.
Voilà, minuit heure locale, donc 6h du mat en France, prends toi 24 heures debout dans les dents.
Mais ça valait tellement le coup, à ce stade là je ne réalisais toujours pas que J'ETAIS AUX USA !!!

Saturday, January 9, 2010

Longue attente l'aéroport de Washington Dulles, prononcez Dallas, comme la série.



On a pu galérer toutes les deux à l'aéroport en attendant la correspondance qui était quand même à 22h, mais 22h heure locale. Donc 4h du mat en France.
J'ai pu dépenser mes premiers dollars chez California Tortilla. J'ai pris un énoooorme Burrito, une sorte de crêpe mexicaine garnie avec tout ce qu'ils ont pu trouver et impossible à finir.

On a alors fait la connaissance, ma nouvelle compagne de galère Emilie et moi, d'une jeune ado américaine qui restera dans les anales. Anorexique, un peu hystérique (elle nous a abordées en nous demandant si on voulait lui acheter des piercing pour la langue, en nous assurant qu'elle les avait désinfectés "Vous avez pas de trou à la langue, c'est pas grave, offrez les à vos amis !"), mais surtout profondément... comment dire... représentative des lacunes culturelles de la société américaine.
On a bien ri à explorer jusqu'où s'étendaient ses clichés. C'est à dire qu'elle nous a quand même demander si en France on avait l'eau qui arrivait jusqu'à nos maisons, si on avait même des robinets, SI ON ALLAIT TOUTES LES SEMAINES BOIRE UN THE EN HAUT DE LA TOUR EIFFEL, si on avait des cinémas (les frère Lumière ca lui dit rien)... En parlant de cinéma, elle me demande si j'ai eu un film qui m'a profondément inspirée, touchée. Je lui retourne la question, elle me répond Némo (oui quand même).
Je vais passer sur son environnement familial, pour vous reporter ce qui nous a le plus marqué.
Elle adore l'Allemagne. Elle voit pas trop où c'est, n'y est jamais allée, mais bon, elle aime c'est déja pas mal. Y'a une chose qu'elle a remarqué chez les allemands, c'est que quand ils parlent, avec leur intonation, on dirait qui sont tout le temps bourrés. Et là, vraiment très sérieusement, elle nous fait par d'un de ses grands questionnements "Mais comme il ont toujours l'air bourrés quand ils parlent, est-ce que vous pouvez me dire comment ils font les policiers pour savoir, par exemple quand ils arrêtent un conducteur, pour savoir s'il est bourré ou pas ? Ils doivent se faire arrêter alors qu'ils sont pas bourrés".
Bonne question.

Je crois de plus en plus à ma bonne étoile. Nan sans dec.

Bon l'avion a été très bien, le voyage de Paris à Washington forcément très sympathique puisque en compagnie de Carole. On avait les yeux rivés sur la carte qui nous indiquait où on était au fur et à mesure du voyage. On est passés par dessus l'Irlande ;-) Très joli de haut, mais on n'a quand même pas changé nos plans, on a continué notre voyage vers les usa.
Arrrgh ! Par contre le vol a eu du retard à cause de la neige et des contrôles de sécurités qui ont été renforcés (il faut retirer ses chaussures et se faire tripoter deux fois). Du coup j'ai manqué ma correspondance de 16h à Washington. L'arrivée sur le sol américain, c'est pas aussi excitant qu'on le croit. On est parqué avec des centaines, si ce n'est franchement des milliers de personnes au service de l'immigration et des douanes.
En stress intense, donc, je fais la queue, tordant le cou pour déchiffrer les billets des gens autour de moi, afin de trouver un compagnon de galère qui va aussi à Richmond. Rien à faire, tout le monde va à LA, à Atlanta ou au Canada. Merde. Tiens je connais cette tête. Là, juste à côté de moi, je reconnais une fille qui a été au lycée à Mitry avec moi. Je lui parle, elle me reconnait pas, mais est aussi surprise que moi par la coïncidence.
- Ca va la vie, tout ça, tu fais quoi depuis le lycée, blablabla, TU VAS OU ?
- Richmond
- NAN ! POUR FAIRE QUOI ?
- étudier, qu'elle me dit.
La vaaaache ! Alors là étonnement mais surtout soulagement !



Ca y eeeeeeeest !
Mercredi 6, 6h30 du mat', au garde à vous. J'ai stressé pour la taille et le poids de ma valise, couru après les éboueurs pour leur fourguer mes dernières poubelles du déménagement, stressé pour la taille et le poids de ma valise, fait un groooooos bisous à Adriou, stressé pour la taille et le poids de ma valise, puis suis partie gare du nord où j'avais rdv avec Carole, tout en stressant pour la taille et le poids de ma valise en chemin. Finalement elle était trop lourde et trop grande mais la gentille madame de l'aéroport a fermé les yeux.
Ca a été les grands adieu avec le comité de Carole (son papa sa maman et son fabou), qui a été adorable de nous accompagner. Bon d'accord c'est pas moi qu'ils accompagnaient, c'est Carole, m'enfin tout de même ils m'ont dit au revoir et tout et tout.
J'étais contente de ne pas avoir de comité perso, les larmes, tout ça, c'est pas mon truc !
Allez mon grand, en route !